Au début de l'année ۲۰۲۵, des quantités significatives de déchets, y compris des déchets électroniques et médicaux, ont été découvertes dans la région de Lika en Croatie. Cette région, connue pour ses forêts et ses rivières vierges, est désormais confrontée à un risque grave de pollution. Les autorités ont placé ۱۰ personnes et quatre entreprises sous enquête pour importation illégale de déchets en provenance de Slovénie, d'Italie et d'Allemagne et leur enfouissement aux côtés de déchets médicaux à Gospić.
Risques environnementaux et santé publique
Dans un rapport publié au début de ce mois, il a été affirmé que le sol de Gospić était gravement contaminé et que les déchets s'étaient étendus au-delà du site d'enfouissement. Cette pollution, selon les autorités, représente une menace sérieuse pour l'environnement et la santé des citoyens, bien que l'eau potable dans cette région soit encore déclarée sûre.
Samedi, des dizaines de milliers de personnes ont défilé dans les rues centrales de Zagreb. Cette marche, intitulée "Marche pour Lika, marche pour la Croatie", a été soutenue par le président et des personnalités publiques ainsi que des organisations non gouvernementales. Ils ont clairement exigé une action immédiate de la part des autorités et ont souligné la nécessité de présenter un plan de nettoyage précis dans un délai de ۲۰ jours.
Demandes du public et réaction des autorités
Les manifestants, brandissant des pancartes avec des slogans tels que "La peur de l'écosystème équivaut à un génocide progressif" et "Arrêtez l'importation de déchets", ont fait entendre leurs préoccupations aux responsables. Ce rassemblement témoigne de l'inquiétude profonde des citoyens pour l'avenir de l'environnement de leur pays. Ils exigent un nettoyage des déchets dans un délai de trois mois et des sanctions pour les responsables de cette crise.
Le Premier ministre conservateur du pays avait précédemment déclaré que ce site serait recouvert d'ici la mi-octobre et que les étapes de nettoyage commenceraient ensuite. Mais ces promesses seront-elles suffisantes pour restaurer la confiance du public envers les autorités ?